Photos et histoires du col de Braus

Braus est un lieu pourvu d'églises mentionnées en 1144. Il est mentionné comme habitat fortifié en 1157, puis comme détruit, en 1252. Nous ne savons pas exactement où le situer, peut-être sur le promontoire qui se trouve à 800 mètres du col de Braus, en contrebas de la route qui conduit de ce col vers Peïra Cava.

buvette du col de Braus chez Philippe et Elisabeth

La buvette en 2007

La buvette chez sounta vers 1950

Attente du tour de France le 14/06/1911

Le col en 1911 et le relais

A l'heure actuelle (2007).

Compagnie du 27eme Alpins au col en 1904

Photo de 1930

Les lacets du col de Braus

LA ROUTE ROYALE

PATRIMOINE | ANCIENNE ROUTE DU SEL | VALLEES DE LA ROYA ET DU PAILLON | La Fédération des Associations du Comté de Nice se lance dans une nouvelle action de protection et de réhabilitation du patrimoine du Comté de Nice. Au cours d'un point-presse organisé opportunément à l'antique chapelle Notre-Dame du Bon Voyage, qui marquait jadis la fin (ou le début !) d'un long itinéraire alpin, le président Jean-Marc GIAUME annonçait officiellement l'ouverture d'une campagne visant à obtenir le classement de la "Route Royale" de Nice à Turin au Patrimoine Mondial de l'UNESCO. La "Route Royale" que l'on désigne quelquefois aussi sous le nom de "Route du Sel", reliait la capitale des États de Savoie, Turin, à son unique débouché maritime : le port de Nice et la rade de Villefranche. Principal axe de communication du Comté jusqu'à son rattachement à la France, en 1860, cette route a fait la prospérité des villages qui la bordent aux XVIIe et XVIIIe siècles, contribuant par là-même à l'enrichissement du patrimoine culturel des vallées qu'elle traverse. (En vignette : la route royale à la fin du XVIIe siècle dans les gorges de Saorge, vallée de la Roya)
Reliant Nice à Turin via les vallées du Paillon, de la Roya, de la Vermenagna, du Gesso et de la Stura, elle franchit quatre passages alpins imposants : les cols de Nice, de Braus, et de Brouis et le difficile col de Tende avant de s'engager dans le Piémont et la monotone plaine du Pô qu'elle rejoint à Cuneo (Coni), traversant ou longeant de superbes villages au riche patrimoine architectural : L'Escarène, Sospel, Breil, Saorge et Tende, pour ne citer que les principaux.
Le projet dressé en 1679 à la suite de la visite de la régente de Savoie à Nice.
A partir de 1388, date à laquelle Nice se donne librement au comte de Savoie, les souverains vont tout faire pour améliorer les communications entre leur capitale, Chambéry d'abord puis Turin, et la mer Méditerranée . Dans un premier temps, c'est la difficile vallée de la Vésubie qui canalisera les échanges commerciaux. Il faut dire que le col de Tende ne fait pas encore partie de leurs domaines : il appartient à la puissante famille des Lascaris qui règnent en maîtres absolus sur les vallées de la Roya et de la Vermenagna. Après la mort, sans descendance, du dernier comte de Tende, René dit le bâtard de Savoie, Turin met la main sur leurs terres. Plus accessible que celle de la vallée de la Vésubie, la route de Tende prend peu à peu l'ascendant. En 1610, toujours simple chemin muletier, très périlleux, elle est classée "route royale", la première du genre à franchir les Alpes. Mais il faudra attendre 1679 et la visite à Nice de la régente de Savoie, "Madame Royale", pour que soient ordonnés des travaux visant à la rendre carrossable. Il faut dire que la souveraine par intérim avait connu quelques frayeurs au cours de son voyage ! Dès lors, la route va connaître un essor considérable, avec un trafic de 55 000 mulets "économiques" (transportant des marchandises) par an au milieu du XVIIIe siècle. Ouverte jour et nuit, hiver comme été, elle permet en outre le transit des voyageurs, tel Thomas Jefferson, ambassadeur des Etats-Unis d'Amérique en France et futur président qui la décrit ainsi en 1787 : "Cette route est probablement le plus grand travail qui ait jamais été exécuté dans les temps anciens ou modernes".
Les participants au point presse de la FACN devant la chapelle N.D. du Bon Voyage
Qu'en reste-t-il aujourdhui ? Suffisament, selon Jean-Marc Giaume, pour obtenir son classement au Patrimoine Mondial de l'Humanité. Sur les dix critères pouvant justifier cette reconnaissance prestigieuse, un au moins est nécessaire. La Route Royale en remplit six ! Autant dire que la Fédération des Associations du Comté de Nice a un très bon espoir de voir aboutir ce projet. Et pourquoi pas pour 2010, année qui en marquera le 400e anniversaire ? D'autant plus que les vestiges sont encore nombreux, entre le palais ducal de Nice et le palais royal de Turin : la chapelle du Bon-Voyage, dont la restauration devrait bientôt commencer, l'ancien tracé du col de Braus, toujours visible, et le relais de poste qui le borde, le village de Fontan, né grâce à sa présence, la célèbre "Cà", à mi-chemin du col de Tende... sans oublier bien sûr l'extraordinaire patrimoine artistique, présent tout au long de l'itinéraire : les églises et sanctuaires baroques de Laghet, L'Escarène, Sospel et Breil, fondements essentiels de la "Route du Baroque nisso-ligure" ouverte il y a quelques années par le Conseil Général des Alpes-Maritimes et la province italienne d'Imperia, les superbes villages de Saorge, Tende et La Brigue (avec la chapelle Notre Dame des Fontaines, surnommée la "Chapelle Sixtine des Alpes", côté français, ou encore l'abbaye de Pedona à Borgo San Dalmazzo et le château royal de Racconiggi... La liste des merveilles présentes sur la route royale ou à proximité immédiate serait bien trop longue à donner dans le cadre de cet article. Gageons que Jean-Marc Giaume et son équipe se feront un plaisir -et un devoir- d'en établir un inventaire méticuleux auquel ils n'omettront certainement pas d'adjoindre le fleuron de cette région, la bien nommée Vallée des Merveilles qui, à elle seule, justifierait le classement par l'UNESCO.
Renseignements :
Fédération des Associations du Comté de Nice
Tel : 04 92 04 11 81
email : secretariat@comte-de-nice.org

La route du sel par le col de Braus

En l'an 1776, on comptait 18.317 mulets (animal engendré d'un âne et d'une jument) , pour le seul service du commerce dont 16.124 à destination de Turin, par la route Royale passant par le col de Braus.

Ce qu'il reste du relais

Le four

                                   Histoire Locale