L'Histoire de notre commune

Mine de Matra en Corse et Mine de Lucéram dans les Alpes Maritimes

La mise au jour d' un affleurement de sulfure d' arsenic dans le lit du ruisseau de la Presa par suite d' une crue marque l' origine de l' histoire de la mine de Matra. La minéralisation est déclarée à la Préfecture en 1889 par M. Marsily au lendemain de premiers travaux de recherches. Une demande concurrente est adressée à la Préfecture par le maire de la commune, Santucci. Tous deux, ayant prospecté sur leurs propriétés, sont autorisés, en 1901 et 1902, à expédier sur le continent les premières tonnes de réalgar. En 1905, le maire s' associe à la "Société Anonyme des Mines d' Antimoine de la Bourboule-Saint-Sauves" (Puy-de-Dôme) et dépose une demande de concession, alors que Marsily, obtient l' année suivante, le soutien de la "Société des Mines de Lucéram" (Alpes-Maritimes). Cette dernière mandate l' ingénieur Redier pour procéder à la reconnaissance du filon avant de créer, le 22 juin 1906, une filiale sous le nom de "Société l' Arsenic". En 1908, Marsily cède ses droits à la société. A partir de 1909, alors que la "Société Anonyme des Mines d' Antimoine de la Bourboule-Saint-Sauves" renonce à sa demande de concession, la "Société l' Arsenic" développe ses chantiers en attente de l' autorisation de concession : elle installe en 1910 une laverie équipée d' un concasseur à mâchoires, de trois trommels, de deux tables vibrantes Wilfley ou Ferrari, d' un broyeur Cléro. 1 840 tonnes sont extraites. En 1911, 40 ouvriers d' origine étrangère sont employés à la mine placée sous la direction de l' ingénieur Charli auxquels s' ajoutent des muletiers chargés du transport des sacs jusqu' à la gare de Tallone. 353 tonnes sont prêtes à être expédiées. Le capital de la société augmente régulièrement, passant de 240 000 F à sa création à 300 000 F en 1909 et 685 000 F en 1912. La "Société l' Arsenic" devient concessionnaire le 28 décembre 1912. Elle développe, jusqu' en 1918, les aménagements sur le site. En 1913, elle implante un double câble aérien sur pylônes, long de 7,5 km pour le transport rapide des sacs de minerai jusqu' à la R.N. 197. Pendant la guerre, la "Société l' Arsenic" est tenue de livrer exclusivement sa production à l' usine de la "Compagnie minière métallurgique d' Auzon" à Paris car le réalgar entre dans la composition d' armes chimiques. Plus de 2 000 tonnes de minerai sont ainsi exportées par le port de Bastia en 1916. Avec la fin des commandes de guerre, la production diminue fortement, les ventes se réduisent. En 1922, la société est mise en liquidation. La mine de Matra est alors louée à la société "Mines et produits chimiques des Alpes-Maritimes". L' exploitation fonctionne régulièrement, mais l' extraction est moins riche, le minerai tirant seulement de 8 à 10 %. Il est enrichi après le passage dans une usine de flottation mise en place en 1926. En 1929, 4 343 tonnes de minerai sont disponibles sur le carreau de la mine, mais l' exploitation connaît d' importantes difficultés d' écoulement. La crise économique des années Trente entraîne l' arrêt de l' exploitation. En 1935, la "Société l' Arsenic" reprend l' exploitation de la mine et l' ingénieur Baudouin propose la création d' une nouvelle laverie et de bassins à décantation des eaux usées (A. D. Corse-du-Sud - 5 M 234). En juin 1938, la commune est éprouvée par de violents orages, les bassins de décantation sont emportés par les eaux. En 1939, de nouveaux bassins sont construits : 6 bassins filtrants pour les eaux s' échappant de galeries et 3 trois grands bassins de décantation en cascade pour les eaux usées de l' usine. Un filtre à sable à la sortie des bassins achève l' épuration (A. D. Corse-du-Sud - 5 M 234). L' activité demeurera réduite et irrégulière jusqu' à la fermeture du site en 1946.

Mines d'arsenic de Lucéram

D'après les recherches que j'ai effectué, sur les mines d'arsenic de Luceram, l'extraction aurait débuté en 1859 et ce serait arrêter avec la mise en liquidation de la société l'Arsenic, vers 1922. L'orpiment est composé de 39 % de souffre et de 61 % d'arsenic.

1ère Mine de Luceram

Mrs Henri Gal et Gilbert Mari

Intérieur de cette mine

A la recherche de la 2ème mine

traversant de beaux points d'eaux

et de petites cascades

2ème mine d'arsenic

Interieur de cette mine

  • Découvert au viiie siècle par l'alchimiste arabe greber, l'arsenic a été à la fois utilisé comme poison dans les cours de france ou italiennes à la renaissance et comme remède à appliquer sur les ulcères cancéreux. il était utilisé pur ou, plus souvent, mélangé à divers produits : mercure, suie, extraits végétaux... son utilisation a été renforcée après le traitement d'anne d'autriche par pierre alliot, en dépit de la mort de la patiente. les diverses préparations arsenicales étaient efficaces sur des ulcères bénins, augmentaient parfois les douleurs des plaies cancéreuses et entraînaient plus rarement une intoxication générale à la suite d'applications excessives. Au début du XXème siècle, des guérisons de carcinomes* de la peau* ont été obtenues par application locale de pâte arsenicale. L'arsenic a aussi été employé jusqu'au début du XXe siècle, à petites doses par la bouche, avant d'être abandonné avec l'avènement de la chimiothérapie moderne après la seconde guerre mondiale. cependant un dérivé de l'arsenic a été récemment utilisé avec succès dans le traitement de certaines leucémies. largement utilisé autrefois dans l'agriculture- et encore aujourd'hui dans des pays en développement-et certaines industries (métallurgie), l'arsenic a vu son usage se restreindre en raison de son importante toxicité, notamment à l'origine de cancers. à côté d'une intoxication aiguë qui entraîne des troubles digestifs (diarrhée abondante), l'exposition à l'arsenic entraîne un arsénicisme reconnu comme maladie professionnelle : le contact avec la peau détermine une pigmentation irrégulière en tâches, un épaississement de la couche cornée aux paumes et aux plantes (kératodermie palmoplantaire) et une maladie de bowen qui peuvent évoluer vers un carcinome spinocellulaire après un délai moyen de 25 ans (tableau des maladies professionnelles n°20). l'inhalation chronique d'arsenic est responsable de lésions chroniques de la muqueuse nasale (perforation de la cloison) et de quelques cas de cancers des bronches à petites cellules (tableau des maladies professionnelles n°20 bis), des voies aéro-digestives supérieures ou de la vessie.
  • L'Arsenic est un produit fortement nocif pour la peau, le foie, les bronches, la vessie et les voies aéro-digestives.
  • Les sols et cours d'eaux en contact avec l'arsenic sont pollués pendant de nombreuses années (entre 100 et 200 ans)

Gisements

  • L'orpiment se forme dans les filons hydrothermaux minéralisés de basse température, dans les fumerolles volcaniques et en association avec d'autres minéraux d'arsenic, en particulier le réalgar. Il est souvent associé à la stibine, au réalgar, au cinabre, à l'arsenic natif, à la calcite, à la barytine et au gypse.
  • Les plus beaux échantillons d'orpiment proviennent de Lucéram et de Duranus, dans les Alpes-Maritimes, et de la mine de Matra, près de Moita en Corse, où il est associé au réalgar. Dans ces deux localités, il se présente en masses clivables et en rognons foliacés. On en trouve également dans les houillères de l'Aveyron de la Loire et de la Saône et Loire, où il forme des enduits jaunâtres.
  • Classe : Sulfures /Système cristallin : monoclinique /Formule chimique : As2 S3 / Couleur : jaune, jaune-orangé/Couleur de la poudre : jaune
  • Dans le sud est de la France, l'arsenic et l'orpiment ont fait l'objet de petites exploitations au début du 20 ème siècle, il y avait l'exploitation de Luceram , Duranus et aussi celui de Matra en Corse.
  • Pour l'exploitation de Luceram de 1859 à 1869 le gisement fût l'objet de recherches successifs au profit de Mrs Cabanis et Emile Thomas et de la Comtesse Alexandrine de Pankretief. Les conditions de travail étaient pénibles et 2 ouvriers périrent par suite d'émanations toxiques.
  • Deux magnifiques échantillons d'orpiment provenant de Luceram sont exposés à la galerie de minéralogie du Muséum d'histoire naturelle de Paris.
  • Mais le plus beau connu est celui qui est exposé au Muséum d'histoire naturelle de Nice qui pèse une trentaine de Kg . Si l'on se place sur un plan purement minéralogique, l'orpiment de Luceram arrive en troisième position derrière les spécimens de très belle qualité qui ont été extrait à Zarchshucan en Iran et ceux que l'on voit arriver du Pérou ( d'après Gilbert Mari et Jean Ferraud ) .

La distillerie de Luceram

Photo tiré d'un film vidéo jpp

avec Victor Portanelli

  • La famille Lautier exerçait une activité de distilleur dans la région grassoise dès la fin du XVIIIème siècle.
  • En 1834, commence à Grasse (rue du Saut), la construction d'une usine à vapeur, alors que dans le même temps, comme de nombreux confrères, l'entreprise installe un distilloir dans les Basses-Alpes, à Montblanc, destiné à la production d'essence de lavande. On voit dès lors apparaître la marque "lavande Montblanc".
  • L'affaire se développe de nouveau après 1877, lorsque, à la mort de Jean-Baptiste Lautier, son gendre, Joseph Morel-Lautier, devient propriétaire de l'usine et installe celle-ci au quartier de Font-Laugière.
  • En 1895, au décès de Jospeh Morel-Lautier (à l'âge de 47 ans), l'usine devient propriété de sa veuve et de ses fils, Alphonse, Paul et François Morel. sous la direction des trois frères, l'activité croit, des produits et des procédés nouveaux apparaissent. On peut retenir les dates suivantes :

1905 : construction près de Beyrouth (Liban), d'une usine pour le traitement des fleurs du pays. Installation de postes de distillation d'essences de lavande à Moulinet, Lantosque, Pelasque,* Lucéram*, Sault, Lambruisse, Saint-André les Alpes, pour l'essence à haut titrage.

Les glacières dans la région

GLACIERES de LUCERAM

Les glacières du Haut Pays niçois,particulièrement celles du secteur Lucéram Peira-Cava,sont exploitées,à notre connaissance,depuis la deuxième partie du XIX ème siècle.Un document « statistique des Alpes-Maritimes » de Joseph Roux publié en 1862 ,fait état de 1800 kg de « glace de Lucéram » livrés à Nice.La plus grande partie de cette glace approvisionnait les palaces de la Côte ou était utilisée,un peu plus tard, par les hôteliers de Peira-Cava.
Les glacières sont des réservoirs à glace,constructions en pierres sèches jointes avec de la terre,ressemblant à de grands puits cylindriques dont le diamètre varie de 5 à 8 mètres et la profondeur de 3 à 6 mètres. L'aspect extérieur est,en général,celui d'une butte de terre en permettant l'accès.On descendait à l'intérieur à l'aide d'un escalier en amorce de spirale.
La matière première pour former la glace était,soit la neige que l'on tassait et recouvrait de branches,de paille ou de feuilles,soit de l'eau canalisée qui gelait pendant la nuit. La glace était découpée à la pioche,saisie avec des crochets et chargée sur des mulets qui l'acheminaient ,de nuit,au marché de Nice.
A la belle saison,cette glace descendue de la montagne était vivement appréciée par les hôteliers,les cafetiers et les riches particuliers.
La fonte pendant le transport était de 20 à 50%.
Les glacières sont généralement situées en Ubac(exposition Nord),réparties entre 910 mètres (la Gabelle) et 1400 mètres (Peira-Cava)
Les principaux points d'implantation sont :les Granges du Lac,la Cabanette,la Faéa,Raimonaudo,la Gabelle, la Caussinièra et Roccanièra.
A ce jour,38 vestiges ont été recensés et localisés,mais certainement d'autres se cachent en forêt ! L'exploitation de la glace dans la commune,comme ailleurs,a cessé dans les années vingt,avec la fabrication de la glace industrielle.
Proverbe de l'époque : « mieux vaut glacière pleine de glace que grenier plein de blé »
Nota :L'étude systématique des glacières de Lucéram est entreprise par l'Institut de Préhistoire et d'Archéologie des Alpes Méditerranée.

               Photos de  Maurice Calmet

Glacière de Roccanière (photo Etienne Michel)

Photo de l'attelage de mon arrière-grand père Ange Matheudi (qui tient les rênes-l'enfant à ses côtés est son fils aîné Louis frère aîne de ma grand mère)qui descendait la glace de Lucéram.          Envoi de J.Dal Torrione

Photo datant de 1941.Fabrication de charbon de bois. Leon Matheudi (avec le chapeau) fils d'Ange Matheudi et son beau frère Justin Imbert mari de sa soeur Yvonne.                                                              Envoi de J.Dal Torrione

Photos de la construction du pont du Verger ou pont gros (Inauguration en 1931)

L'ancien pont

Le nouveau

 Les Maires de Luceram depuis 1790

Selon l'abbé Salveti, de 1760 à 1860, les familles Elisi de St Albert et Barralis Ruffin ont eu tour à tour la direction des affaires communales pendant près d'un siècle.

Information de Mr Gilbert Barralis: Mr Tommasi François ou Fransesco mon arrière grand-père, a été nommé Sindico par décret de Vittorio Emanuel II en février 1860, succédant à Barralis Ruffin qui l'était depuis 1853.
Il a été maintenu dans ses fonctions en Juillet 1860 après le rattachement de la commune à la France. Aux élections de Janvier 1861 il a été battu par Barralis Adrien par 259 voix contre 188.

Né à Lucéram en 1818, Adrien Barralis devient notaire à Nice. En 1853, il est élu syndic de Nice. Il installe l'éclairage au gaz en 1854, et participe à la création de la Caisse d'épargne de Nice en 1857. Cette même année, il abandonne son mandat de syndic à François Malausséna et se fait élire député d'Utelle au parlement du royaume de Sardaigne à Turin. Après l'annexion du comté de Nice à la France en 1860, il devient maire de Lucéram et conseiller général.

Quelques dates de l'histoire de notre commune

-Vème siècle avant J.C Les Ligures s'installent à Nice et dans l'arrière pays Niçois, les premiers habitants de Luceram seraient les Lépontié une de ces tribus Ligures

  • 1057 Un personnage portant le nom de Luceranus ou Lucerus est cité à cette époque ,d'ou peut-être le nom du village ? Certains pensent que le nom du village viendrai de Lux Eram (branche de lumière) ou de Lucus Ramus (bois sacré) ?
  • 1108 Luceram est mentionné dans des écrits comme habitat fortifié.
  • 1144 Braus est un lieu pourvu d'églises ,il est cité lui aussi comme habitat fortifié puis détruit en 1252 , le lieu se situerait à 800 m. du col de Braus, en contrebas sur la route qui conduit du col vers Peira Cava.
  • 1156 Le château de Luceram pourrait être un peu plus ancien et se situait sur le promontoire que domine le village , accompagné de son église (peut-être la chapelle saint Jean)
  • 1245 Charles 1er D'Anjou, devient comte de Provence, Roi de Sicile et roi titulaire de Jérusalem,
  • 1252 Puy Redon est un autre lieu cité comme habitat fortifié,qui aurait été détruit et qu'on ne sais pas exactement ou situé, mais qui aurait put se trouver près du château de Luceram.
  • 1258 Traité de Luceram du 28 mars par lequel les comtes Boniface et Georges de Vintimille vendent Breil, Saorge et autres fiéfs au Comte de Provence Charles 1er d'Anjou.
  • 1272 Le Comte de Vintimille cède Luceram au comte de Provence, il est fort probable que c'est à partir de cette époque que date la construction d'une maison seigneuriale à l'emplacement de l'actuelle église.
  • 1328 Accord conclu le 28 janvier entre les communautés de Belvedere, Breil, La Bollene, Lantosque, La Tour, LUCERAM, Peille, Roquebillière, Saint Martin, Saorge, Sospel et Utelle pour mettre fin à 10 ans de guérilla et déprédations avec la communauté de Tende.
  • 1388 La dédition de Nice à la Savoie avec une charte du 28 septembre qui scelle le rattachement de Nice à la Savoie et la création du comté de Nice.
  • 1467 Epidémie de peste qui ravage une grande partie du Comté de Nice qui perd un tiers de sa population.
  • 1483 Délimitation des limites du lieu inhabité de Braus par le commissaire du Duc de Savoie en présence des députés de Sospel, Peille, Touêt et LUCERAM.
  • 1487 Construction de l'église Sainte Marguerite sur l'ancien château ou ancienne maison seigneuriale.
  • 1485 Construction de la chapelle Saint Grat
  • 1564 Terrible tremblement de terre le 20 Août à Nice et dans l'arrière Pays.
  • 1631 Epidémie de peste à Nice et à Luceram faisant des ravages dans la population.
  • 1636 Le grand maître Lascaris achète pour 18000 écus les moulins, fours, appartenant à la commune de Luceram et en dota une nouvelle commanderie de «Jus-patronat » dite de Sainte Marguerite de Luceram. Jusqu'en 1738 , ses petits-neveux et arrières petits-neveux, propriétaires du palais familial de la rue Droite, à Nice, furent les titulaires et usufruitiers de cette commanderie
  • 1691 Une montagne à glissé à Luceram et a détruit une grande partie de ce pauvre lieu (sûrement derrière l'église Ste Marguerite)
  • 1696 Adjudication à :Noble Honoré Barralis de 20 % de la récolte d'huile, vins et figues etc... de la communauté de Luceram
  • 1700 Lettre d'inféodation par le roi de Sardaigne du lieu de Luceram en faveur d'Annibal Cotta.
  • 1736 Lettre du roi au prêtre Joseph de Rossi de prendre possession du bénéfice simple de St Laurent érigé sur la commune de Luceram
  • 1766 Supplique de Louis Isnardi et d'Annibal Cauvin de Luceram au sujet du rétablissement du Mont de Piété du-dit lieu.
  • 1778 Requête de Jean-Joseph Barillon, De Cuébris, commandeurs de la commanderie de Ste Marguerite de Luceram, de Jean Paul Galli et de Barthelemy Mercier, tous deux fermiers des revenus de la dite commanderie, consistant dans les moulins à huile, les moulins à grains, les fours, et rescrit du sénat interdisant à Antoine Arnulfo, Jérome Véran, Pierre Cauvin, Jean-Batiste Gal de Luceram de faire sortir leurs olives du-dit lieu et de les triturer ailleurs qu'au moulins banneaux du commandeur .
  • 1780 Construction de la chapelle Saint Pierre.
  • 1738 épidémie de fièvre maligne dans la région.
  • 1785 Recours de la commune de Luceram à l'effet de retirer du Mont de Piété et de l'hôpital du-dit lieu différentes sommes destinées à être distribuées aux particuliers de Luceram qui se trouvent réduits à la plus affreuse misère.
  • 1876 Début de la construction de la caserne de Peira Cava
  • 1885 Construction d'un lavoir avec abreuvoir au hameau de Beasse
  • 1885 Construction d'une cave à fromage à la vacherie de Peira-Cava
  • 1901-1902 Construction de la Chapelle du bon secours au hameau de Peira Cava
  • 1902-1908 Construction de l'école du hameau de Beasse
  • 1906-1909 Rattachement à la commune de Luceram d'une parcelle du territoire de Lantosque
  • 1909 1er compétition de ski à Peira Cava présidait par le comte Victor de Cessole (1859-1941) Issu d'une famille aisée les Spitaliéri de Cessole
  • 1922-1937 Classement aux monuments historique de la Chapelle saint Grat, Chapelle saint Pierre, Chapelle du Bon Secours, et restes du Chateau de Luceram
  • 1931 Inauguration du pont du Vergier
  • 1937 Construction du chemin d"exploitation des Mounts ,des Mortissons et de Béasse

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  • Dons et Legs : Moriez Robert en 1891

        Torrine Prosper en 1904
        Gaetti Caroline en 1913
        Brès en 1923

  • 1912-1913 Construction de l'école de Peira Cava
  • 1865 Création du canal de l'iscle
  • 1796 Philippe Barralis est nommé notaire à Luceram :document de 1796 à 1814
  • 1904-1913 Création d'une école maternelle à Luceram
  • 1899 Le chemin de grande communication No 15 qui traverse le village devient départementale
  • 1905-1938 Energie éléctrique ,éclairage municipal,réseau de distribution et convention de concession .
  • 1889-1890 Etablissement d'un champ de tir et de manoeuvre à Luceram (Peira-Cava)
  • 1894 Création du cercle de l'ordre de Luceram
  • 1906-1911 Tramways ,réseau concédé à la compagnie des tramways de Nice et du littoral (TNL) pour la ligne de la Pointe de Conte à L'Escarene et projet de prolongement vers Peira Cava par Luceram .


                    JPP

  • Entre 600 et 700 après JC :Durant la décadence Mérovingienne NICE, PEILLE, LUCERAM et UTELLE se fédèrent et font alliance avec GENES

   SOSPEL se rend indépendant .

  • 1307 Arrestation des Templiers
  • 1807 Le nom de Barralis (28 familles de ce nom) domine parmi les familles de Luceram
  • 1733-34 Terrible famine dans la région de Nice ainsi qu'à Luceram. Beaucoup de gens meurent de faim.
  • 1912 Il y avait à l'école de Luceram 50 garçons et 66 filles (inspection de l'académie 1913)
  • 1272 Luceram, commune consulaire,s'érige en république (Wikipédia)
  • 1383 Le 29 Avril est cité Antonium de Castello notaire de Luceram.
  • 1388 Levens,Luceram et Utelle réunis en confédération déclarent refuser le serment d'hommage à Amedée VIII Le Rouge, Comte de Savoie si on ne leur rendait pas les libertés et privilèges concédés à prix d'argent par la Reine Jeanne.

  • Bonaventure Salvetti naquit à Moltifao (Corse) en 1859 et mourut à Nice en 1945.

   Ordonné prêtre en 1884, il fut successivement vicaire à Drap (1887), recteur à Cantaron (1891), curé à Lucéram (1897) et curé de Saint-Pons en 1915.
    Il fut nommé chanoine honoraire résident en 1933.
    Pendant qu'il était curé à Lucéram, il écrivit l'histoire de ce village (1912) et à Saint-Pons, il écrivit un ouvrage très documenté sur l'Abbaye publié en     1925.

  • BARRALIS VINCENT dit Salerne né à Luceram embrassa la vie monastique sous l'ordre de Saint Benoît dans l'abbaye de Lérins et y fit profession le 12 mars 1577 Il reçut le bonnet de docteur en théologie fut fait abbé titulaire et mourut à Palenne en Sicile au monastère de Saint Benoît, doué de beaucoup de qualités naturelles il se fit surtout remarquer par son fervent désir d arriver à la perfection chrétienne Barralis est l'auteur de la compilation qui a pour titre B Chronologie sanctorum et alioritm virorum illustrium ac àbbatum sacrœ insute Lerinensis etc etc Lyon 1613 in 4 1 vol par Rigaud Barralis dans sa chronologie a réuni comme en un seul faisceau toutes les richesses littéraires qui se rattachent à Lérins Son livre nous offre la vie de saint Honorat les œuvres de Salvien le commonitoire de Vincent etc etc quelques pièces de vers des hymnes et des notices intéressantes


       

SEISME LIGURE DU 23 FEVRIER 1887 A LUCERAM

EFFETS SUR LES VILLAGES DU PAYS NICOIS
Superficie : 6 552 ha - Alt.: 650 m.
Latitude : 43° 53' 00 Nord - Longitude : 7° 21' 41 Est
Population : 1 038 habitants en 1877 – 1 035 habitants en 1999
Etat des logements en 1999 : 862 dont 451 principaux – 311 secondaires – 100 vacants – avant 1949 nb. 224

Les effets :
On déplore peu de dégâts à part la chute de quelques cheminées et l'effondrement de la partie supérieure du clocher entraînant la croix de l'église paroissiale.
Dans l'enceinte du village, il y a différentes habitations lézardées. L'église paroissiale, le presbytère et la Mairie ont le plus souffert. Les murs de la salle de la mairie sont aussi lézardés. La coupole du clocher s'est effondrée sur la charpente de l'église. Dans les environs, l'habitation de Pierre Gaetti à Morghetta s'est partiellement écroulée. Le château de Joseph Barralis au plantier est dans un triste état.
Classification utilisée dans l'échelle EMS 98.
Classe de vulnérabilité A
Les dégâts justifient une intensité de VI - VII.

L'Hospice de Luceram

  • L'hospice de Luceram aurait été crée (Suite à un legs) le 17 Juillet 1624 .
  • L'hospice ne possédait aucun bâtiment et était considéré comme un simple bureau de bienfaisance.
  • Les réunions de ce bureau se tenaient à la Mairie. Le maire en était le président avec 6 membres (Conseil municipal ou villageois).
  • L'hospice ne possédait que les 2 fours du village pour la cuisson du pain, tartes etc..Il rapportaient 50 francs par an, plus d'autres ressources consistant en titres de rentes sur l'état Français et rentes Italiennes qui rapportaient environ 2800 Francs par an.
  • L'hospice aidait les gens qui étaient "réellement" dans le besoin avec des sommes qui pouvaient atteindre 50 à 80 Francs au maximum.
  • Le CCAS remplace ce bureau de bienfaisance.

JPP

Programme de la fête patronale de sainte Rosalie en 1896

  • Samedi 5 au soir, retraite aux flambeaux
  • Dimanche 6, distribution de cocardes avec fifres et tambour. A 10 heures, messe en musique avec l'Offertoire, selon l'usage si curieux des espardiers. A 2 heures, bal sur la place centrale : le bal durera jusqu'à minuit.
  • Lundi 7 jeux divers et courses d'hommes, de femmes et d'enfants, tir au mouton et bal.
  • Mardi 8 distribution de bouquets aux jeunes filles, concours de romances et de chansonnettes avec prix variés.
  • Le soir de 2 h à 7 heures, grand bal organisé par les demoiselles, qui engageront le cavalier avec leur bouquet , selon la tradition.
  • Au concours de valse, de beaux prix seront décernés aux vainqueurs.
  • Il y aura tir au mouton pendant toute la journée. Une tombola sera organisée : le prix sera un superbe mouton.
  • A 8 heures, reprise du bal jusqu'à minuit, où la Descaoussa clôturera la fête.
  • Les étrangers qui voudront bien honorer cette fête de leur présence recevront, de la part des luceramois, le meilleur accueil. Un service régulier, qui partira le matin à 6 heures et le soir à 2 h. de Nice, à la place Saint François, sera à disposition du public.


Comité des fêtes de Luceram Septembre 1896

Bureau de poste de Luceram

  • En l'an 1896, la commune de Luceram a inauguré son bureau de poste.
  • Un matin d'octobre 1896, à 9 heures, le courrier est arrivé par une voiture tirée par 2 chevaux, de l'entreprise Peirani André de L'Escarène, nous amenant Mademoiselle Hélène RICCI, la receveuse des Postes qui gérera provisoirement le bureau.
  • Mr Trastour, inspecteur des Postes a présenté son personnel à Monsieur le Maire et à son Adjoint
  • Remerciements du Maire Mr Gal Jean Baptiste envers le sénateur Mr Borriglione et le conseiller général Mr Moriez, pour l'aide apportée à la réalisation de ce projet.

Octobre 1896

Rare , laisser-passer de l'époque Napoléonienne (1808)

Passeports des années 1816-1830 (envoi de Gilbert Barralis)

                 Ce passeport permettait au demandeur (ici Tomasi Giuseppe de Luceram) de se rendre à Draguignan en France

Heures sombres de l'histoire de notre village : Photo avec des militaires Allemands et italiens devant l'église Ste Marguerite

LUCERAM : 1943/1945. Lucéram et son vaste domaine forestier ont durant les sombres années de guerre été tirés de leur tranquillité par les stratèges de 2 principaux belligérants. En effet, dans l'année 1943, les allemands se sont intéressés à l'arrière-pays niçois et en particulier à la ligne des défenses naturelles que représentent : le col de Braus, le col de l'Orme, Turini et le massif de l'Authion. Les alentours de Lucéram furent aussi occupés et fortifiés par les allemands. A l'été 1944, les troupes allemandes prirent posistion sur cette ligne déjà préparée. Elles étaient composées de soldats de la Wehrmacht (gebirgsäger, MG bataillons, Panzer grenadier) et d'au moins un bataillon de la Luftwaffe (Felddivision), de résidus de Flack ainsi que de restes de la Kriegsmarine (artillerie côtière). Certaines troupes fascistes de la RSI (République Sociale Italienne) étaient présentes. L'ordre précis de toutes ces troupes était : " Tenir coûte que coûte " cette ligne pour protéger la route de replis du front italien afin d'éviter sa coupure et l'encerclement des divisions qui combattent en Italie (ils y restèrent près de 8 mois).

Les Américains à l'école de Lucéram en 1945

Photos qui m'ont été données par 2 passionnés ( Mr. Benoit SENNE et Mr. Gilles GUIGNARD ) qui font des recherches sur l'armée américaine ( photos , ustensiles, écrits, journaux etc....) se trouvant dans nos régions pendant la 2eme guerre mondiale.

LUCERAM :Manoeuvres Alpines en 1922 

Mail reçu de la part de Gilles Guignard

Cher Jean-Pierre et Gilbert,
Encore un grand merci pour le sympathique moment passé avec vous à Luceram l'autre jour.
J'ai de bonnes nouvelles concernant la gourde que vous nous avez offerte:
Elle porte l'inscription "Kovach Mike".
Jai cherché dans mes archives et ai trouvé un Mike Kovach, dans la 596th Parachute Engineer Company qui faisait
partie du 517th Parachute Regimental Combat Team qui etait a Luceram.
J'ai d'ores et deja entrepris des recherches aux USA pour essayer de retrouver Mr Kovach.
Je vous joins deux photos.
Si vous retrouvez d autres equipements americains dans le village ca m'interesse, sutout s'il y a des noms dessus!
Meilleures salutations et a bientot,
Gilles

NOTE SUR LE CORBILLARD (NOTE SUS LA VEITURA DEI MÔRTS)

J'ai retrouvé les notes que j'avais prises en faisant parler le regretté Louis Michel.

  • Dans un premier temps (qui n'est pas très vieux pourtant), on utilisait pour porter les morts la charrette de Louis Malet.
  • La Sapa avait une prolonge qui lui servait à descendre les champignons à Nice (et sans doute à d'autres usages).
  • Clémence Maurin l'a donnée à la Commune.
  • Deux menuisiers étaient demi-frères (par leur mère) : Letou Malàussena et Choà Paul. C'est Choà qui aurait tranformé la prolonge en corbillard, gratuitement à ce qu'il semble.
  • Tous ces noms propres devraient permettre de dater notre affaire.
  • Je te joins deux photos.
  • La plus petite pourrait être notre corbillard : il faudrait d'urgence demander à des anciens d'identifier le personnage.
  • Sur la plus grande est représentée une diligence rustique et simplifiée, qui n'a pas de brancards mais un timon; ici elle est tractée par trois bêtes (on devine seulement l'arrière train de la première en avant du « balancin ».
  • Je te rappelle qu'un autre menuisier, Lolò Tordo, s'était proposé pour remettre gratuitement cette voiture en état. Il avait d'ailleurs remis en place gratuitement la table de communion de l'église Sainte Marguerite

               Bernard FRUCHIER

Avant la transformation

Après

Diligence rustique et simplifiée 

Pendant les travaux et pour la remettre comme elle était à sa création

Enfin sur la place , resplendissante et déjà dans beaucoup d'appareils photos

Sites sur l'histoire de notre région

Dans ce site plusieurs dossiers concernent Luceram et on peut y accéder facilement par le menu "villes villages"

                                                                                         archeo-alpi-maritimi

Conseil Général des A.M.


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